Quelques années après la Suède, la Norvège a décidé de criminaliser l’achat de services sexuels. La politique suédoise a pourtant été critiquée, notamment parce qu’elle a poussé au développement de nouvelles formes cachées de prostitution, utilisant notamment internet pour les rendez-vous, ce qui a eu tendance à faciliter l’exploitation des personnes prostituées. De plus, dans les premiers mois, un seul client s’était vu condamner parce qu’il avait spontanément avoué. Cela étant, le principe est toujours considéré comme normal en Suéde, et paraît raisonnable si l’on veut en finir avec la prostitution. L’Allemagne par exemple a choisi une autre voie pour protéger les personnes qui se prostituent en légalisant la prostitution dans le cadre d’Eros Centers, qui appartiennent à des sociétés privées.
En novembre 2008, le Parlement norvégien a donc voté un article criminalisant l’achat de service sexuels ou d’acte sexuel, par l’introduction de l’article suivant:
“Article 202a
Toute personne qui
a) Engage ou aide et soutient une autre personne à se livrer à une activité sexuelle ou à commettre un acte sexuel rétribué d’un commun accord
b) Engage une activité sexuelle ou un acte sexuel rétribué sur la base d’un accord passé avec une autre personne, ou
c) de la manière décrite en (a) ou (b) incite une personne à se livrer avec elle-même ou lui-même à des actes correspondant à l’activité sexuelle,
est passible d’amende ou d’une peine d’emprisonnement d’une durée n’excédant pas six mois, ou des deux.”